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Convergence
prophétique des grandes religions de l'humanité |
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| Enquête
sur le Messager divin Promis par les religions de l'humanité
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1. "Un Jour = un an" selon la mesure de la Bible
- Moïse: "Un jour pour chaque année"
"De même que vous avez mis quarante jours à explorer le pays, vous porterez la peine de vos iniquités quarante années, une année pour chaque jour; et vous saurez ce que c'est que d'être privé de ma présence." (Nombres 14.34)
Cette citation donne une clé d’interprétation essentielle
pour calculer les dates prophétiques. En effet à travers cet exemple
biblique, une correspondance de temps est explicitement affirmée: «une
année pour chaque jour», c’est-à-dire qu’à
«un Jour» (symbolique) selon la mesure de la bible correspond «une
année» (historique).
* A noter que, tout en partant d’un même événement
historique et si capital pour les juifs tel que la reconstruction du temple
de Jérusalem, cette même clé d’interprétation
«Un jour = Un an» démontrera dans la suite de cette étude
(chapitre «2300 jours, puis le sanctuaire sera purifié»)
qu’elle permet de calculer avec la même méthode deux dates
importantes, à la fois la venue du Messie (la première venue du
Christ) et celle du Promis (la deuxième venue du Christ). Or comme l’histoire
a déjà confirmé la première date avec la venue de
Jésus-Christ, nous pouvons en déduire la validité historique
de cette clé d’interprétation, et du même coup l’authenticité
de la deuxième date pour le retour du Christ, date à laquelle
est précisément apparu le Précurseur de Baha’u’llah en 1844.
* A noter aussi que le chiffre 40 est étrangement associé dans
cette même citation qui donne la clé de calcul «Un jour =
Un an» indispensable pour connaître la date de venue de Jésus
et celle du Promis. Remarquons que ce verset a du sens sur le plan historique
puisque d’une part Jésus a jeûné 40 jours dans le
désert avant son ministère, soit symboliquement «40 ans»
si l’on applique cette clé «Un jour = Un an», puis
d’autre part que Baha’u’llah a connu un ministère de
«40 ans» d’exil entre son appel divin dans un cachot de Téhéran
et son ascension comme prisonnier en Palestine (qui est aussi la terre du Christ).
"Quand tu auras achevé ces jours, couche-toi sur le côté
droit, et tu porteras l'iniquité de la maison de Juda pendant quarante
jours; je t'impose un jour pour chaque année." (Ezechiel
4.6)
La même correspondance de temps est explicitement affirmé: «un
jour pour chaque année», c’est-à-dire qu’à
«une année» (historique) correspond «un Jour»
(symbolique) selon la mesure de la bible. Ainsi il est fondé d'accepter
de se baser pour le calcul des prophéties sur l’équivalence
«Un jour = Un an».
* A noter que le chiffre 40 est encore une fois associé à la clé
de calcul qui servira à annoncer la date de venue de Jésus et
du Promis, comme si 40 est un signe distinctif supplémentaire pour ces
deux messagers divins.
2. "Un mois = 30 jours" selon
la mesure de la Bible
- Moïse: "Les eaux se retirèrent au bout de cent cinquante jours"
"L'an six cent de la vie de Noé, le second mois, le dix-septième
jour du mois, en ce jour-là toutes les sources du grand abîme jaillirent,
et les écluses des cieux s'ouvrirent." (Genèse 7.11)
Les eaux affluèrent et la pluie du déluge tomba le 17ième
jour du 2ième mois.
"Les eaux se retirèrent de dessus la terre, s'en allant et
s'éloignant, et les eaux diminuèrent au bout de cent cinquante
jours. Le septième mois, le dix-septième jour du mois, l'arche
s'arrêta sur les montagnes d'Ararat." (Genèse 8.3-4)
Les eaux «se retirèrent» et la pluie du déluge s’arrêta
au bout de 150 jours.
La pluie du déluge s’arrêta le 17ième jour du 7ième
mois. Il s’est donc écoulé exactement 5 mois, entre le 17ième
jour du 2ième mois et le 17ième jour du 7ième mois. Or
si l’on divise la durée totale du déluge précisé
ici "150 jours" par les 5 mois écoulés, on en déduit
que la durée utilisée par la Bible pour le mois est de 30 jours
(150 / 5 = 30 jours). Ainsi «un mois» moyen ou symbolique pour la
Bible vaut exactement «30 jours» (et non 30,5 ou 31).
De plus comme l’année comporte 12 mois, on en déduit qu’une
«année» symbolique vaut exactement pour la bible «360
jours» (12 x 30 = 360 jours, et non 365 jours plus quelques heures et
minutes et secondes comme dans la réalité physique). Les saintes
Ecritures utiliseraient donc un temps symbolique arrondis pour la durée
d’une année, en divisant simplement l’année en 12
mois de 30 jours chacun, sans s’embarrasser des fractions de temps inutiles
pour des prophéties datant de millénaires. Enfin cette clé
de calcul sera confirmée par la suite, car en partant de prophéties
très différentes nous aboutirons à chaque fois à
une seule et même date finale, et de manière très logique
puisque ce sera avec la même manière de calculer.Ainsi il est fondé
d'accepter de se baser pour le calcul des prophéties sur une durée
moyenne et symbolique de «un mois = 30 jours» et «un an =
360 jours».
3. Choix des évènements
de départ pour le calcul des prophéties
L'une des difficultés majeures pour calculer la date de la venue du
Promis est d'identifier le point de départ du compte à rebours,
la date à partir de laquelle les durées prophétisées
seront comptés. Ainsi ce point de départ peut varier selon les
religions. De plus la date de départ la plus probable pour le calcul
des prophéties devrait correspondre à un événement
capital dans l'histoire de chaque religion, touchant à ce qu'il y a de
plus sacré dans la foi.
Voyons quels pourraient être ces points de départ les plus probables,
à partir desquels appliquer les durées indiquées dans les
Textes saints, pour prophétiser une date unique, celle du même
Promis pour tous en partant de chaque religion:
* Pour la religion juive, un événement des plus importants touchant
l'histoire de la foi fut probablement la reconstruction en 457 av. J.C. de la
ville sainte de Jérusalem avec son temple, le saint des saints, après
une longue histoire d'exils à Babylone, de souffrances et d'humiliation
loin de la terre sainte. Cette date capitale de 457 av. J.C., hautement symbolique
et précisément identifiée dans l'ancien Testament contrairement
à la date très approximative de la révélation de
Moïse ou celle d'Abraham, pourrait donc être choisie comme un point
de départ légitime des prophéties de l'Ancien Testament.
* Pour la religion chrétienne, un événement des plus importants
est naturellement la naissance du Christ marquant le début du calendrier
chrétien. L'an 0 pourrait donc être choisi comme un point de départ
légitime des prophéties du Nouveau Testament.
* Pour la religion musulmane, un événement des plus importants
serait l'Hégire de Muhammad en 622 ap. J.C. marquant le début
du calendrier musulman, ainsi que la fin de l'inspiration islamique avec la
disparition hautement symbolique du dernier et 12ième saint Imam en l'an
260 du calendrier musulman. La date de 622 ap. J.C., ainsi que l'an 260 après
l'Hégire, pourraient donc être choisie comme deux points de départ
légitimes des prophéties du Coran.
La destruction puis reconstruction de Jérusalem avec son temple a eu lieu quatre fois à différentes dates de l'histoire du peuple juif. Ces quatre dates pourraient donc servir de point de départ des prophéties bibliques, mais voici pourquoi seule la date capitale de 457 av. J.C. serait retenue:
- Moïse: "Je donne l'ordre de livrer à Esdras tout ce qu'il vous demandera"
"Ainsi parle Cyrus, roi de Perse: L'Eternel, le Dieu des cieux,
m'a donné tous les royaumes de la terre, et il m'a commandé de
lui bâtir une maison à Jérusalem en Juda." (Esdras
1.2)
Le 1er décret historique pour reconstruire Jérusalem fut
donné par Cyrus, rois des Perses, en 536 av. J.C. Or ce décret
ne fut pas appliqué et Jérusalem ne fut pas rebâtie. Cette
date n'est donc pas retenue.
"Maintenant, si le roi (Darius) le trouve bon, que l'on fasse des
recherches dans la maison des trésors du roi à Babylone, pour
voir s'il y a eu de la part du roi Cyrus un ordre donné pour la construction
de cette maison de Dieu à Jérusalem." (Esdras 5.17)
Le 2ième décret historique pour reconstruire Jérusalem
fut donné par Darius, rois des Perses, en 519 av. J.C. Or ce décret
ne fut pas complètement appliqué et seul le temple fut reconstruit.
Cette date n'est donc pas retenue.
"Tu tireras de la maison des trésors du roi ce qu'il faudra
pour les autres dépenses que tu auras à faire concernant la maison
de ton Dieu. Moi, le roi Artaxerxès, je donne l'ordre à tous les
trésoriers de l'autre côté du fleuve de livrer exactement
à Esdras, sacrificateur et scribe, versé dans la loi du Dieu des
cieux, tout ce qu'il vous demandera," (Esdras 7.20-21)
Le 3ième décret historique pour reconstruire Jérusalem
fut donné par Artaxerxès, rois des Perses, le 21 mars en 457 av.
J.C. à l’équinoxe de printemps, le premier jour de Nisan
du calendrier juif.Ce décret fut effectivement appliqué, et complété
par Artaxerxès lui-même dans le 4ième décret historique.
Ainsi Jérusalem fut vraiment rebâtie à partir de cette date.
"Au mois de Nisan, la vingtième année du roi Artaxerxès…
et je répondis au roi: Si le roi le trouve bon, et si ton serviteur lui
est agréable, envoie-moi en Juda, vers la ville des sépulcres
de mes pères, pour que je la rebâtisse." (Nehemie 2.1,5)
Le 4ième décret historique pour reconstruire Jérusalem
fut donné par Artaxerxès, rois des Perses, en 444 av. J.C. Or
ce décret ne fit qu’accompagner le 3ième décret.
Il fut donné par le même roi Artaxerxès pour prolonger son
décret de 457 av. J.C.
En conclusion, attestée par l’édit historique indéniable
du roi de Perse Artaxerxès, cette date de «457 av. J.C.»
est capitale et hautement symbolique pour le peuple juif, car non seulement
elle est «la référence historique» pour la «reconstruction»
matérielle de Jérusalem avec son temple, mais elle eu aussi comme
conséquence la «résurrection» de la foi du peuple
juif en le rassemblant alors qu'il était dispersé, humilié
et découragé par de multiples exils. Cette date marqua un nouvel
élan religieux et une nouvelle unité dans la foi pour le peuple
juif. C’est pourquoi cette date «457 av. J.C.» marqua vraiment
un renouveau vital tant sur le plan matériel que spirituel pour le peuple
juif. Ces faits justifient ainsi cette date historique comme un point de départ
pour le calcul des prophéties de l’Ancien Testament.
4. Une méthode rationnelle d'interprétation
Le choix des dates de départ les plus probables dans chaque religion, permettant calculer l'accomplissement de prophéties millénaires, devraient cependant être validé d'une manière objective et vérifiable :
* Un premier critère suffisamment rationnel pour valider à posteriori une date de départ des prophéties serait tout simplement de vérifier que toutes les prophéties d'une religion convergent vers une seule et même date pour l'apparition du Promis. La rigueur imposerait même, non seulement pour une religion, mais toutes les religions convergeraient vers une seule et même date d'apparition du Promis, tout en partant de leurs différents points de départ historique, puisque le Promis est le Messager divin attendu par toutes les religions en même temps ! En effet la mission conférée par Dieu au Promis serait d'unir tous les systèmes religieux en révélant une nouvelle Religion universelle, apportant ainsi la paix juste et durable. Par ce "miracle" d'une telle précision de prophéties pourtant millénaires, chaque religion authentifierait non seulement la venue du même Promis à une date unique, mais en même temps authentifierait les grandes religions comme venant toutes du même Dieu, puisqu'elles annonceraient toutes le même Promis ! Ainsi grâce au Messager universel, les religions se reconnaîtraient mutuellement d'un coup les unes les autres, rendant ainsi possible la paix entre des milliards d'hommes, au delà de leurs divergences rituelles et doctrinales à jamais insolubles sans cette clé divine du Messager promis.
* Un deuxième critère rationnel serait ensuite de vérifier, non pas approximativement mais précisément, si à la date annoncée l'histoire confirme bien l'apparition du phénomène attendu tel que la venue d'un Messager divin dans les conditions prévues par les prophéties.
Remarque :
A partir de cette nouvelle vision unificatrice et non pas fusionnelle des religions, car structurée grâce à un processus de révélation progressive de Dieu aux hommes au cours des âges, les quatre grands Messagers divins monothéistes qui ont forgé l'histoire de l'humanité (Abraham, Moïse, Jésus et Muhammad), pourraient être symboliquement comparés à quatre cotés égaux reliés entre eux et formant un losange (Muhammad correspondant donc au dernier coté révélé, ou dernier prophète clôturant le "cycle adamique"):
Sans le "cinquième élément" (à
noter que l'équivalence numérique du nom "Bab"
vaut aussi cinq selon le système abjad), bref sans l'apport du Promis,
ce losange indéterminé des religions aurait peu de chance de
prendre la forme parfaite du carré. En effet, seule une diagonale symbolisant
le Promis ayant une dimension parfaite serait capable de s'emboîter telle
la pièce finale d'un puzzle, verrouillant ainsi l'ensemble du losange
en un "Carré parfait". Cette dimension exacte correspondrait
symboliquement aux conditions de la venue du Promis parallèlement annoncée
par les autres grands Messagers.

5. Equivalences numériques des
lettres dans l'alphabet sémitique "Abjad"
"Dans les langues sémitiques (arabe et hébreux), chaque lettre de l'alphabet possède une valeur numérique, de telle sorte que l'on puisse exprimer des nombres par des lettres et des mots à la place de chiffres. Ainsi chaque mot possède à la fois un sens littéral et une valeur numérique. Cette pratique est tombé en désuétude, mais au temps de Baha'u'llah et du Bab, elle était très en vogue parmi les gens éduqués..." (Shoghi Effendi)
Ainsi par exemple le mot "Baha" équivaut à 9 (b=2 + a=1 + h=5 + a=1), et pourrait donc être lu comme le chiffre 9. De même le mot "Bab" équivaut à 5 (2+1+2) et pourrait être lu comme le chiffre 5, etc.
En pratique cette équivalence numérique des lettres est appelée "Alphabet Abjad", et fut utilisé pour représenter soit un nombre soit une date dans un texte. On dira par exemple en arabe "dans l'année Ghrs" (prononcer Ghars en français) signifiant "dans l'année 1260" (la lettre arabe retranscrit par Gh=1000 + r=200 + s=60).
A noter que l'alphabet européen est différent de l'alphabet sémitique. Le nombre et les lettres son différentes.
La liste ci-dessous fournit les équivalences numériques de l'alphabet "Abjad" (lettres latines):
| Lettre |
a.a.’ |
b |
j |
d |
h |
v,ú |
z |
h • |
t • |
y,i |
k |
l |
m |
n |
|
Valeur |
1 |
2 |
3 |
4 |
5 |
6 |
7 |
8 |
9 |
10 |
20 |
30 |
40 |
50 |
| Lettre |
s |
‘ |
f |
s • |
q |
r |
sh |
t |
th |
kh |
dh |
d • |
z • |
gh |
|
Valeur |
60 |
70 |
80 |
90 |
100 |
200 |
300 |
400 |
500 |
600 |
700 |
800 |
900 |
1000 |
La liste ci-dessous fournit les équivalences numériques de
l'alphabet "Abjad" (lettres arabes):

6. Sur quels critères se baser pour déterminer l'authenticité du Promis de Dieu ?
Voir les critères pour déterminer l'authenticité du Promis de Dieu
7. Nécessité d'interpréter
selon l'esprit plutôt qu'à la lettre
Une des difficultés de compréhension vient du fait que les prophéties, si on les interprète toutes littéralement, aboutissent à des aberrations physiques.
Par exemple cette métaphore dans l'Evangile selon laquelle les étoiles du ciel tomberont sur terre au temps du retour du Christ: nous savons aujourd'hui grâce à la science que la plus petite étoile est un millier de fois plus grande que la terre. Donc la chute des étoiles sur la terre équivaudrait la chute successive des montagnes sur un grain de moutarde, ce qui serait inutile pour l'enseignement du Christ et un non-sens puisqu'il n'y aurait plus de vie sur terre à laquelle le Christ pourrait s'adresser. Et si une seule de ces étoiles y tombait, la terre n'existerait plus pour en recevoir d'autres. L'image de la chute des "étoiles" pourrait donc être plus vraisemblablement le support d'un message ou une parabole faisant allusion à la chute des "étoiles spirituelles" que sont les chefs religieux trop attachés à leurs interprétations, et dont Jésus avertit qu'ils ne le reconnaîtront plus au temps de son retour. Les premiers (ceux qui jouissent sur terre de la gloire ou la richesse) seraient alors les derniers à reconnaître le Promis ainsi que l'annonçait Jésus. Cela dit, les Textes saints sont si profonds qu'il peut très bien y avoir aussi une pluie de météores comme signe accompagnateur visible de la venue du Promis. A noter cependant que des météores sont de tout temps tombés sur terre, et que leurs chutes n'affectent en rien les étoiles qui restent dans le ciel. Enfin il y a toujours place à discussion à cause justement de la nature subtile et voilée de la prophétie. Parfois même les deux phénomènes matériels et spirituels peuvent se produire. L'important est de ne pas perdre de vue le but final ou l'esprit du Message révélé, dont la forme prophétique du langage n'est qu'un support pour faire progressivement réfléchir les hommes selon leur degré de maturité au fil des âges.
Le but de la prophétie serait donc surtout de maintenir les croyants "éveillés", c'est-à-dire vigilants quant à la qualité de leur foi, de leurs comportements sociaux, et de les préparer à accepter une évolution inattendue voire choquante lors de la venue du Promis à une date volontairement voilée. Cet éveil ou les évolutions spirituelles apportées par les Messagers divins au cours de l'histoire humaine ont toujours été accompagnés par un changement social important, comme l'abolition et la révélation de nouvelles lois, l'appel à une plus grande responsabilisation des croyants, à une compréhension et une maturité accrue concernant les droits et devoirs de chacun. Ces évolutions demandant un effort d'adaptation ont donc historiquement toujours été rejetées par réaction dans un premier temps, puis ont fini avec le temps (300 ans pour le christianisme) à être acceptées pour en fin de compte produire une nouvelle civilisation sur la base d'une unité élargie et revivifiée.
Enfin la quête du sens des prophéties selon l'esprit plutôt qu'à la lettre, doit cependant rester nuancée et encadrée dans les limites évaluées par la raison, pour éviter les pièges des excès d'une interprétation tout symbolique ou tout matérialiste. L'idéal étant de rechercher la vérité dans un esprit ouvert et détaché de ses opinions personnelles, tout en utilisant comme garde fou sa raison.
7.1. Jésus: "Une nouvelle
alliance, non de la lettre, mais de l'esprit"
"Il nous a aussi rendus capables d'être ministres d'une nouvelle
alliance, non de la lettre, mais de l'esprit; car la lettre tue, mais l'esprit
vivifie." (Corinthiens II - 3.6)
En parlant de l’apparition d’une «nouvelle alliance»,
celle de Jésus avec les hommes, Saint Paul met en garde sur la nécessité
de ne pas s’attacher uniquement à la «lettre» mais
à «l'esprit».
* La primauté du sens spirituel sur le sens matériel des prophéties:
Dans ce verset de Saint Paul confirme que l'esprit d'une religion (sa signification
spirituelle et sa finalité d'amour, l'état d'esprit qui guide
sa pratique quotidienne) est le plus important, tandis que la lettre (la pratique
pure, les dogmes et le rituel) est secondaire. Même si elle est importante,
la lettre est au service de l'esprit, et non l'inverse, car c'est "l'esprit
qui vivifie". Il s'en suit que l'essentiel dans une religion est son esprit,
car celui-ci est éternel et absolu. L'esprit d'une religion constitue
seul la source véritable de ce pouvoir capable d'unir durablement les
hommes, tandis que la forme de la religion désignée ici par la
"lettre" est secondaire puisque temporelle et relative à une
culture ou une époque. C'est cette incompréhension, où
la lettre est confondue avec l'esprit, qui pousse les religieux à rendre
absolu la forme avant même l'esprit. En négligeant l'esprit de
leur foi, les religieux finissent par tuer leur propre religion. Il en est ainsi
des formes rituelles inventées et des dogmes parfois inintelligibles
ajoutés au cours de l'histoire.
En résumé les lois sociales sont temporelles et relatives à
un âge de l'humanité, comme la manière de jeûner ou
de prier, de se nourrir ou de rendre justice, contrairement aux lois spirituelles
qui sont éternelles comme l'amour et le respect. Cette primauté
affirmé par Saint Paul de l'esprit du Texte saint, et donc l'importance
d'en rechercher la symbolique et le sens spirituel par rapport à une
compréhension trop littérale ou matérielle, s'applique
en particulier aux prophéties sur la venue du Promis.
* Le Promis ne fondera pas un syncrétisme mais une nouvelle religion:
Tout en révélant de nouveaux principes sociaux mieux adaptés
aux conditions changeantes du monde, le Promis abrogera certainement la "lettre
qui tue", comme ces anciennes lois sociales dépassées et
ces rites inconciliables entre les religions, y compris ces multiples ordres
religieux qui s'opposent dans une guerre fratricide. Mais le Promis renouvellera
en même temps "l'alliance divine", éternelle dans le
passé éternelle dans le futur, en renouvelant tel un nouveau printemps
spirituel "l'esprit qui vivifie". Le Promis unifiera et relèvera
donc à un niveau d'unité inégalé les profondes fondations
spirituelles de toutes les religions du monde.
C'est pourquoi il serait naïf et caricatural d'imaginer que le Promis fondera
un syncrétisme en mélangeant les "lettres" ou formes
des religions anciennes pour en produire une nouvelle. Au contraire, le Promis
abrogera la forme, la "lettre" ou le "vêtement" des
anciennes religions, et en même temps émancipera leur "esprit"
à un tel degré que les religieux eux-mêmes n'en comprendront
pas la portée et donc rejetteront cette nouvelle alliance au cours des
premiers siècles.
Ainsi pour le Promis, unifier "l'esprit" des religions ne pourra pas
être un simple syncrétisme mélangeant grossièrement
des "lettres" ou formes religieuses anciennes. Le Promis doit plutôt
révéler une nouvelle religion purifiée des anciennes limitations
et dotée son propre corpus de lois mieux adaptées à notre
époque.
* Les lois religieuses sont évolutives grâce à la révélation
progressive:
Si c'est "l'esprit qui vivifie", suivre aveuglément à
la "lettre" une loi matérielle est secondaire, voire produit
l'effet contraire, par rapport à une façon d'être qui serait
fidèle à l'esprit recherché. Une loi matérielle
et sociale, même religieuse et utile à l'origine, n'a donc de sens
que pour aider à vivre selon un certain état d'esprit. Si dans
cette optique de recherche du bien de l'humanité, une loi sociale figée
commence avec le passage des siècles à nuire à l'esprit
recherché, nous pouvons en déduire sans crainte, comme Saint Paul
le laisse entendre, que ce serait alors un véritable acte religieux que
d'abandonner une telle loi désuète et rigide puisque secondaire
par rapport à l'esprit. Et en effet l'histoire montre qu'à chaque
fois qu'un Messager divin est apparu, celui-ci n'a pas hésité
à modifier selon la volonté de Dieu la forme des lois sociales
et rituelles instaurées lors de la dispensation précédente.
Par exemple, ne pas travailler un jour de prière est fait pour unir la
communauté de croyants, et pour atteindre ce but, il peut être
parfois nécessaire de modérer son application par du bon sens,
comme maintenir les soins dans les hôpitaux. Si tel n'est pas le cas,
une application sans discernement à la "lettre" d'une loi sociale
peut "tuer" l'esprit de la foi dans le coeur des hommes. De même
une société en perpétuelle évolution a besoin de
revoir ses lois sociales. Mais seul Dieu peut à travers un nouveau Messager
divin abroger une loi autrefois révélée.
Si les hommes avaient reconnu chaque Messagers divins, il n'y aurait pas eu
de problème de vieillissement des lois religieuses qui étouffent
actuellement les religions et font fuir beaucoup de chercheurs sincères.
Le défi aujourd'hui pour les croyants de toutes tendances est d'appliquer
ce principe de Saint-Paul concernant l'appel du Promis, à savoir être
attentif à ne pas faire prévaloir la "lettre" ou les
lois sociales de sa religion d'origine avant la reconnaissance de ce même
"Esprit saint" qui autrefois anima sa religion dans sa forme la plus
pure. Le défi est donc aujourd'hui de chercher sans préjugé
et de reconnaître ce même esprit saint manifesté à
nouveau à travers le Promis. De cette reconnaissance du Promis, il en
va de la vie spirituelle des hommes de notre planète, car c'est "l'esprit
qui vivifie" alors que la "lettre tue" et divise.
C'est grâce à cet "esprit saint" que le Promis de Dieu
pourra unifier dans la paix et la justice la diversité des peuples de
la terre et toutes les religions en une seule famille fraternelle. Ce n'est
donc pas par l'attachement à la "lettre qui tue" et divise
les hommes, comme le souligne saint Paul, mais par "l'esprit" de la
foi en Dieu potentiellement présent dans les différentes religions
que cette fois pourra s'épanouir à travers une nouvelle "lettre"
libérée du poids des traditions et une forme toujours relative
à une époque.
Cet "Esprit" absolu de Dieu est donc l'unique vraie Religion, un Livre-mère
en quelque sorte, insaisissable pour l'homme sans le support d'une "lettre"
qui l'incarne. Ce principe d'évolution dynamique, qui est le propre de
toute vie, s'applique donc aussi aux révélations divines. Celles-ci
ne sont jamais figées dans une compréhension dogmatique des hommes
conçue à une époque, mais vivantes puisque renouvelées
à chaque âge et stade de maturité de l'humanité par
un nouveau Messager divin.Il nous a aussi rendus capables d'être ministres
d'une nouvelle alliance, non de la lettre, mais de l'esprit; car la lettre tue,
mais l'esprit vivifie.
7.2. Jésus: "C'est lui qui
est l'Élie qui devait venir"
"... si vous voulez le comprendre, c'est lui qui est l'Élie
qui devait venir. Que celui qui a des oreilles pour entendre entende."
(Matthieu 11.15)
* Jésus demande d’interpréter symboliquement plutôt
qu’à la lettre:
Les oreilles servent déjà à entendre sur le plan physique.
Il n’y aurait donc aucun mérite ni effort à faire pour entendre
un son. Jésus demanderait donc d’interpréter plutôt
ses paroles sur un plan symbolique qu’à la lettre.
* Saint Jean Baptiste serait l’Elie attendu :
Jésus dit de saint Jean Baptiste qu’il est l’Elie attendu
par les juifs, car Elie devait annoncer la venue du Messie avant son arrivée.
"Et ils lui demandèrent: Quoi donc? es-tu Élie? Et
il dit: Je ne le suis point. Es-tu le prophète? Et il répondit:
Non." (Jean 1.21)
* Saint Jean Baptiste ne serait pas l’Elie attendu :
Saint Jean Baptiste affirme ici le contraire de Jésus à ses disciples,
à savoir qu’il n’est pas le prophète Elie, revenu
physiquement pour annoncer la venue du Messie.
* La primauté du sens symbolique sur le sens matériel des prophéties
:
Si l’on interprète les paroles de Jésus à propos
du retour d’Elie sur un plan physique, alors l’un des deux, Jésus
ou saint Jean Baptiste, se trompe ! Qui a raison ? Est-ce Jésus, qui
dit que saint Jean Baptiste est l’Elie attendu, ou bien saint Jean Baptiste
disant qu’il n’est point Elie ? Il est évident que ces deux
êtres saints ont tous deux raisons, puisqu’il parle au nom du même
Dieu. Il s’en suit que les paroles de Jésus à propos du
retour d’Elie doivent être interprétées symboliquement
plutôt qu’à la lettre. En effet, saint Jean Baptiste était
le retour d’Elie, non pas réincarné dans sa chair, mais
parce que Baptiste avait le même esprit et la même mission qu’Elie.
Ainsi dans la bouche de Jésus, saint Jean Baptiste était le symbole
d’Elie. Jésus confirme donc l’accomplissement de cette prophétie
juive, disant qu’Elie devait revenir annoncer le Messie, en interprétant
symboliquement les saintes Ecritures et non matériellement !
De la même manière, le Promis est attendu comme le "retour"
de Jésus, encore une fois non pas dans la chair (ce qui serait d'ailleurs
invérifiable et inutile), mais un retour en esprit (ce qui est vérifiable
par leurs Ecrits saints et utile pour le salut de l'humanité). De plus,
bien que le Promis et le Christ procédent du même esprit saint,
le Promis est cependant attendu avec un nom nouveau et des lois nouvelles mieux
adaptées à un nouveau stade de maturité de l’humanité,
le stade de l’âge adulte en formation caractérisé
par plus de paix et de sérénité.
7.3. Jésus: "Il faut que ceux
qui l'adorent, l'adorent en esprit"
"Dieu est Esprit, et il faut que ceux qui l'adorent, l'adorent en
esprit et en vérité." (Jean 4.24)
* Adorer la vérité reviendrait à reconnaître le Promis
de Dieu selon son esprit:
Jésus martèle que c’est bien selon l’esprit, et non
selon la lettre, qu’il faut adorer Dieu. Car c’est l’esprit
qui est vérité et qui vivifie, tandis que les rites et les traditions
religieuses ne sont que des supports certes liés mais différents
de l'Esprit saint qui les anime. Ainsi «adorer en vérité»
correspondrait à la capacité de reconnaître ce même
Esprit saint quelque soit l'âme du Messager dans lequel il se manifesterait
à nouveau, tout comme on devrait reconnaître le soleil quelque
soit le miroir dans lequel il se manifeste. Cette vraie fidélité
dans l'adoration de Dieu à travers le Promis ne devrait non plus pas
être arrêtée par les changements secondaires des formes d'organisation
religieuse rendues nécessaires pour s'adapter aux réalités
d'un nouvel âge de maturité de l’humanité. Etre vraiment
fidèle à l’Esprit de Dieu serait donc d’accepter la
nouvelle révélation divine du Promis une fois que son esprit serait
reconnu, même si ses lois sociales et religieuses seraient entièrement
nouvelles.
7.4. Jésus: "Je viendrai à
vous... mais le consolateur vous rappellera tout"
"Pour ce qui est du jour et de l'heure, personne ne le sait, ni les
anges des cieux, ni le Fils, mais le Père seul." (Matthieu 24.36)
* Le rendez-vous divin du Promis est inconnu de tous sauf de Dieu:
Le rendez-vous divin pour la venue du Promis, fixé par Dieu à
travers Jésus, est inconnu des hommes et de Jésus lui-même.
"Et, lorsque je m'en serai allé, et que je vous aurai préparé
une place, je reviendrai, et je vous prendrai avec moi, afin que là où
je suis vous y soyez aussi." (Jean 14.3)
Jésus promet qu’il reviendra lui-même à l’heure
du rendez-vous.
"Mais le consolateur, l'Esprit Saint, que le Père enverra
en mon nom, vous enseignera toutes choses, et vous rappellera tout ce que je
vous ai dit." (Jean 14.26)
* Jésus promet que Dieu enverra un autre Messager divin en son nom:
Jésus promet en même temps que Dieu enverra un autre «Consolateur»,
un Messager divin porteur du même Esprit saint et qui rappellera tout
ce que Jésus a dit. Ce Promis ne peut pas être physiquement Jésus
puisque Dieu l’enverra au nom de Jésus. On ne s'envoie tout de
même pas à un rendez-vous de la part de soi-même ! Cela serait
illogique et cette tournure inutile. Ce «Consolateur» désignerait
donc un nouveau Messager de Dieu, qui aura le même Esprit que Jésus,
mais révélera toute la vérité sans voile ni métaphore.
* La primauté du sens symbolique sur le sens matériel des prophéties:
Puisque au Jour de la rencontre, Jésus ne peut en même temps venir
physiquement et dire qu’un autre Consolateur sera envoyé de sa
part, il s’en suit que le retour de Jésus se ferait par son Esprit
à travers un nouveau Messager de Dieu, et non selon sa propre personne
en chair et en os. Jésus inviterait ainsi à chercher à
comprendre la signification de son retour spirituel à travers l’esprit
du "Consolateur" ou du Promis, plutôt que de l'attendre physiquement.
De plus, il serait invérifiable et tout à fait inutile de savoir
si l’apparence physique du Promis est identique celle du Jésus
d’autrefois. Il serait donc justifié d'interpréter cette
prophétie du Christ dans un sens plutôt spirituel et symbolique,
par le retour de son esprit à travers la révélation du
Promis, et non matériellement dans le corps du Promis.
"Ce qui arriva du temps de Noé arrivera de même à
l'avènement du Fils de l'homme." (Matthieu 24.37)
A noter que ce qui se passa du temps de Noé fut une époque de
déchéance sociale et d'irréligion. Ces événements
concrets devraient donc se répéter lors de la venue du Promis.
8. Promesse de la venue de deux Messagers
divins: le "Promis" et son "Précurseur"
* Des nombreuses références sur le retour du Christ :
Les références confirmant cette hypothèse de la venue du Promis sont si nombreuses qu'il serait trop lourd de les répertorier toutes dans cette compilation. Cependant, les principales citations ont été données dans ce chapitre, et sont suffisantes pour accepter l'idée de la venue à un moment précis d'un Messager divin Promis.
Voir à titre indicatif l'ouvrage du Révérend R.A. Torrey, Doyen du "Bible Institute" de Los Angeles, où il énumère dans son livre "The Return of the Lord Jésus" plus de 250 passages différents établissant la certitude d'une deuxième venue du Christ.
* Le retour du Christ ne serait pas un simple retour symbolique et permanent dans les coeurs:
Bien que Jésus soit toujours vivant à chaque instant en esprit à travers les coeurs de ceux qui suivent ses enseignements, ce retour à la "fin des temps" prédit par Jésus est décrit non pas dans le flou d'un retour étalé dans le temps, permanent et subjectif, mais bien comme un événement objectivement concret puisque prévu pour un "jour" et une "heure" précise, quoique le jour de ce rendez-vous divin soit inconnu des hommes et de Jésus lui-même selon ses dires.
* Le retour du Christ ne correspondrait pas non plus à son apparition à la Pentecôte :
Bien que Jésus soit apparu en vision à quelques disciples à
la Pentecôte, il n'est pas apparu à toute l'humanité ni
n'a dit de choses nouvelles par rapport à sa prédication. En effet,
à travers cette vision, Jésus a confirmé à quelques
disciples qu'il était encore vivant, et a demandé d'enseigner
Son Message partout dans le monde. Jésus n'a donc pas révélé
lors de cette vision fugitive à quelques uns ces principes nouveaux attendus
à la fin des temps pour unir l'humanité dans la paix, des principes
que l'humanité de l'époque ne pouvaient de toutes façon
pas encore comprendre et ni appliquer par manque de maturité et de connaissance.
Cependant grâce à cette apparition, Jésus a fortifié
les âmes de ses disciples, alors habités par le doute après
son ascension.
De plus si toute la vérité avait été dite à
la Pentecôte, alors l'Eglise aurait été définitivement
unie puisque plus rien ne resterait à dévoiler. Or l'histoire
montre le contraire, à savoir que l'Eglise s'est séparée
et divisée en centaines de sectes, chaque Eglise suivant sa propre voie
et s'opposant même parfois cruellement les unes les autres. Lorsqu'il
dit à ses disciples "J'ai encore beaucoup de choses à vous
dire, mais vous ne pouvez pas les porter maintenant", Jésus a promis
de compléter et de préciser en toute clarté ses métaphores
lors de son retour (à noter que le premier Ecrit saint de Baha'u'llah
"Le Livre de la certitude" est justement consacré à
expliquer les vérités que Jésus avait volontairement voilé
dans ses métaphores jusqu'au temps de la venue du Promis).
Selon les dires de Jésus, il s'en suit que le retour promis du Christ
ne s'est pas accomplit au moment de son apparition fugitive à quelques
disciples lors de la Pentecôte, mais que ce retour se fera bien d'une
manière réelle pour tous, tout comme l'a été la
première venue du Christ, c'est-à-dire comme l'histoire le rapporte
à travers un Messager divin porteur du même Esprit Saint que le
Christ et venu accomplir toutes ses promesses.
* Le retour du Christ correspondrait au retour de l'Esprit du Christ à travers la révélation divine d'un grand Messager de Dieu, le Promis universel attendu :
Ce retour spirituel du Christ se ferait donc d'une manière cohérente avec sa première venue, c'est-à-dire à travers une personne physique tout comme l'a été Jésus, afin que tous les hommes puissent simplement comprendre dans un langage clair ce que Jésus avait promis de dévoiler à la "fin des temps".
Le retour du Christ serait donc le retour de l'esprit de son Message, car c'est "l'esprit qui vivifie", à travers l'Alliance du Christ renouvelée par la révélation d'un nouveau Messager de Dieu, le Promis, que Jésus appelle "le Consolateur".
Voici ce que disent les textes saints :
8.1. Dieu demande de rester vigilant
pour le Jour où son Promis viendra
| Jésus demande, à travers saint Jean, d’être vigilant en parlant de l’heure de sa venue. S’il ne devait pas y avoir un événement précis, alors Jésus n’aurait pas annoncé son retour en demandant d’être attentif afin de le reconnaître. Cette demande de vigilance suppose aussi qu’il ne sera pas aisé de le reconnaître, et par conséquent que seul un coeur pur et détaché chez les croyants, ainsi qu’une recherche personnelle et indépendante de la vérité, seront nécessaires pour reconnaître la gloire du Christ dans sa nouvelle venue. Cette reconnaissance ou non du Christ sera donc un test et un jugement terrible pour tous les croyants lors de son retour. | Sois vigilant,
et affermis le reste qui est près de mourir; car je n'ai pas trouvé tes
oeuvres parfaites devant mon Dieu. (Apocalypse 3.2) |
| Les croyants
attendent «l'avènement de notre Seigneur Jésus Christ» afin d’être «réunit
avec lui». Or Jésus est déjà présent en esprit dans les coeurs des croyants,
par leurs prières et l’assistance divine de Jésus dans leur quotidien. Les
croyants prient donc pour une autre sorte de réunion, non pas seulement
spirituelle, mais aussi une réunion réelle et physique comme lors de sa
première venue. Cela ne signifie pas que ce sera le même corps de Jésus
qui reviendra, ce qui serait invérifiable et inutile car «la chair ne sert
de rien» et «c’est l’esprit qui vivifie». Cette réunion avec le Christ se
ferait donc à travers un nouveau Messager de Dieu, le Promis, qui aura le
même esprit que Jésus et transmettra tout ce que Jésus avait réservé pour
la «fin des temps». |
Pour ce qui
concerne l'avènement de notre Seigneur Jésus Christ et notre réunion
avec lui, nous vous prions, frères... (Thessaloniciens II 2.1) |
| * La primauté
du sens symbolique sur le sens matériel des prophéties: Jésus demande d’entendre. Or chacun a des oreilles physiques. Il ne s’agit donc pas d’entendre des sons matériels mais plutôt le sens de ses propos. De plus la récompense de celui qui découvrira ce sens ne sera pas des cailloux physiques ! Il s’en suit qu’il faut aussi interpréter le «caillou blanc» sur le plan symbolique. * Jésus s’adresse aux croyants qui sauront reconnaître le Promis: Jésus s’adresse à «celui qui vaincra» lors de son retour en parlant des récompenses (manne cachée, caillou blanc). Le défi des croyants à ce moment là sera surtout d’ordre spirituel, c’est-à-dire avoir un coeur suffisamment pur et détaché pour reconnaître à nouveau l’esprit du Christ à travers le Promis, qui viendra comme prédit par Jésus «voilé dans les nuées» et discret «comme un voleur la nuit». Ainsi «ceux qui vaincront» seraient ceux qui seront les «premiers» à reconnaître le Promis. * La récompense de Jésus sera la révélation divine du Promis: Jésus promet la «manne cachée» à ceux qui reconnaîtront le Promis. Or la «manne» était une nourriture des juifs lors de la traversée du désert au temps de la révélation de Moïse. Le sens symbolique de cette nourriture terrestre serait donc la nourriture céleste, c’est-à-dire la foi en Dieu au moment de la révélation du Promis. Ainsi la récompense promise par Jésus serait la révélation divine du Promis. A noter que la couleur «blanche» du caillou symbolise la pureté et la sainteté du Promis, dont Jésus dit même qu’il portera un nom nouveau (un nom différent de Jésus ou Christ). |
Que celui
qui a des oreilles entende ce que l'Esprit dit aux Églises: A celui
qui vaincra je donnerai de la manne cachée, et je lui donnerai
un caillou blanc; et sur ce caillou est écrit un nom nouveau, que
personne ne connaît, si ce n'est celui qui le reçoit. (Apocalypse 2.17) |
| Jésus demande,
à travers saint Matthieu, de veiller en parlant de l’heure de venue du Seigneur.
* La venue du Seigneur correspond à la venue du Promis de Dieu: A noter qu’à chaque fois qu’un Messager de Dieu vient, c’est bien la volonté de Dieu qui s’exprime sans défaillance, puisque celui-ci est envoyé par Dieu lui-même. Dans ce sens, quand «vient» un Messager divin, c’est comme si le Seigneur «venait» lui-même, car le Messager ne fait que retransmettre la volonté du Seigneur. De plus puisque le Seigneur est infini et absolu, il n’est donc pas contraint par un corps, une forme ou un mouvement. Sa «venue» est donc totale et permanente, et non limité par une venue corporelle. Pour donner une image, le soleil ne descend pas sur terre, mais ce sont plutôt sa chaleur et sa lumière qui émanent de lui et descendent se refléter par exemple sur un miroir parfaitement poli et sans taches que sont les Messagers divins. Il est donc inutile et irrationnel que le Soleil descende physiquement sur terre pour transmettre la plénitude de sa lumière. De la même manière il est inutile et irrationnel que Dieu «vienne» physiquement sur terre. Cette compréhension logique signifierait, comme cela a toujours été le cas lors des révélations divines du passé, que c’est l’Esprit saint émanant de Dieu qui se reflètera pleinement à travers le miroir du coeur du Promis. Il serait donc plus sage et cohérent d’attendre la «venue» du Seigneur de la même manière que par le passé, c’est-à-dire à travers un nouveau Messager divin universel, le Promis de Dieu. |
Veillez
donc, puisque vous ne savez pas quel jour votre Seigneur viendra. (Matthieu 24.42) |
| Saint Marc
demande de veiller en parlant de l’heure inconnue du retour du Christ. |
Prenez
garde, veillez et priez; car vous ne savez quand ce temps viendra. (Marc13.33) |
| * Les apôtres
demandent de rester ouvert sur la venue du Promis: Jésus averti de garder l’esprit éveillé et ouvert, surtout à l’inattendu, c’est-à-dire ce qui ne va pas dans le sens de nos interprétations, afin de ne pas être les derniers à reconnaître son retour en tant que Promis de Dieu. Par exemple certains attendent le retour de Jésus basé sur une interprétation littérale, sur un nuage l’épée à la main ou apparaissant subitement par miracle sur un char de feu, etc. Tout ceci relève d’une interprétation enfantine des hommes, de superstitions ou interprétations irrationnelles ne s’appuyant sur aucun fait historique ou tangible. Par contre l’histoire rapporte la manière dont Jésus vint la première fois: comme un homme au milieu d’autres, avec une famille et une histoire personnelle. La lumière de Jésus était en lui, et non dans son apparence extérieure ni dans sa langue ou sa culture d’origine. Il est donc très probable que le retour de Jésus se passe de la même manière que la première fois, c’est-à-dire non pas précédé d’une fanfare ou d’un nuage, mais simplement voilé par un anonymat que seul les coeurs purs et les esprits «non endormis» pourront percer. Il serait donc plus réaliste de penser que le Promis ait aussi une histoire humaine, voire tourmentée par la violence et l’obstination des hommes à refuser son message et les changements que celui-ci impliquera nécessairement. Cette humanité du Promis serait donc comme un voile cachant sa Gloire intérieure aux yeux des âmes «endormies»… |
craignez qu'il
ne vous trouve endormis, à son arrivée soudaine. (Marc13.36) |
| Saint Marc
insiste sur l’importance d’être vigilant concernant l’heure du retour du
Christ. |
Ce que je
vous dis, je le dis à tous: Veillez. (Marc13.37) |
| Saint Luc
confirme que le royaume de Dieu apporté au moment du retour du Christ pourrait
se passer de la même manière que la première fois, c’est-à-dire non pas
en grande pompe mais voilé par l’anonymat d’une histoire humaine de «manière
à ne pas frapper les regards» et ainsi tester la pureté des coeurs, masquant
sa Gloire intérieure aux yeux des âmes «endormies». Il devient chaque jour évident que nous vivons aujourd’hui dans un monde superficiel centré autour des apparences et des quantités, au détriment de l’être et de la qualité de la foi, un monde décadent où l’on se contente souvent d’imiter d’anciennes traditions sans se poser de questions, hypnotisé par des événements spectaculaires sur-médiatisés. Mais dans cette diversité des sectes et courants religieux divisés et ce brouhaha médiatique d’évènements voilant l’essentiel, pareille à des nuées détournant l’attention des hommes, la lumière de fait pas de bruit... Dans l’état actuel de notre monde il serait donc vraisemblable que la foi du Promis ne ferait pas la une des journaux ! Il serait de même prévisible que soient peu nombreuses les âmes prêtes à accepter le Christ revenu ! C’est pourquoi ce serait une erreur simpliste et lourde de conséquence que de juger la Gloire de Dieu au nombre de ces âmes prêtes à reconnaître le Promis. |
Les pharisiens
demandèrent à Jésus quand viendrait le royaume de Dieu. Il leur répondit:
Le royaume de Dieu ne vient pas de manière à frapper les regards. (Luc 17.20) |
| Saint Luc
confirme que le retour de Jésus se fera à l’insu de tous, silencieusement,
comme un «voleur» qui s’introduit chez vous sans faire de bruit. La
maison pourrait être autre chose que notre domicile privé, mais les coeurs
des hommes et les traditions établies. |
Sachez-le
bien, si le maître de la maison savait à quelle heure le voleur doit
venir, il veillerait et ne laisserait pas percer sa maison. (Luc 12.39) |
| Saint Luc
averti de se tenir prêt pour la venue du «Fils de l’homme», c’est-à-dire
d’un Messager de Dieu comme Christ porteur du même esprit que Jésus. |
Vous aussi,
tenez-vous prêts, car le Fils de l'homme viendra à l'heure
où vous n'y penserez pas. (Luc 12.40) |
| Selon l’Evangile,
la «venue» du Seigneur devant «mettre en lumière ce qui est caché»
est une certitude, et non un événement jamais atteignable. A noter que ce
n’est pas ici l’homme qui va venir à Dieu, par exemple en mourant, mais
c’est bien le Seigneur qui va «venir» vers les hommes. Et comme l’humanité
habite la terre, le Seigneur accomplira très concrètement ses promesses
et viendra sur terre. Mais comment ? * La venue du Seigneur correspondrait à la venue du Promis de Dieu: A noter qu’à chaque fois qu’un Messager de Dieu vient, c’est bien la volonté de Dieu qui s’exprime sans défaillance, puisque celui-ci est envoyé par Dieu lui-même et que Dieu ne peut être imparfait. Dans ce sens, quand «vient» un Messager divin, c’est comme si le Seigneur «venait» lui-même, car le Messager ne fait que retransmettre la révélation du Seigneur sans déformation. En effet le messager divin choisit par Dieu ne peut déformer son message, car ceci serait incompatible avec la perfection de Dieu. De plus puisque le Seigneur est infini et absolu, il n’est pas contraint par un corps, une forme ou un même un mouvement. Donc d’une manière plus cohérente avec l’histoire des religions, la «venue» du Seigneur correspondrait à la venue très concrète d’un Messager divin universel, le Promis, qui donnerait aux hommes les ressources intérieures et dévoilerait totalement la volonté d’unité et de paix du Seigneur. Ainsi sur ce plan spirituel et non matériel, puisque Dieu n’est pas limité par un corps, la révélation du Promis manifestant pleinement la volonté divine serait une rencontre «face à face» entre Dieu et l’humanité. Le Message du Promis de Dieu dévoilerait ainsi la volonté de Dieu sans rien cacher sous le voile de la métaphore. A noter à propos de la rencontre attendu du Père, c’est-à-dire Dieu avec l’humanité : Baha'u'llah appelait le Bab "l’Alif droit" (Alif désignant la lettre A en arabe), le Bab étant apparut avant Baha’u’llah pour préparer sa venue. Or Baha’u’llah est aussi symbolisé par la lettre "Ba" (B) selon la tradition. Ainsi la réunion du Alif et du Ba donne en arabe le mot "AB", ce qui veut dire "Père" en arabe. Or Baha'u'llah révèle dans ses Ecrits qu’il est précisément venu manifester cette attente messianique du Père selon les Textes sacrés. |
C'est pourquoi
ne jugez de rien avant le temps, jusqu'à ce que vienne le Seigneur,
qui mettra en lumière ce qui est caché dans les ténèbres, et qui
manifestera les desseins des coeurs. Alors chacun recevra de Dieu la louange
qui lui sera due. (Corinthiens I 4.5) |
| Saint Luc
demande d’être vigilant car toutes ces choses promises doivent «arriver»
et délivrer les hommes. * La promesse de l’Evangile est la révélation divine du Promis: Etant donné que le «ciel» représente ce qu’il y a de plus haut, il symbolise la «religion divine» venant du royaume de Dieu apportant la «délivrance» aux hommes. Saint Luc demanderait donc de «lever la tête», c’est-à-dire de regarder symboliquement (car dans le ciel physique il n’y a pas de religion) vers le haut d’où viendrait une nouvelle révélation divine qui doit «descendre» du royaume de Dieu. De plus, cette nouvelle révélation divine est attendue dans le même esprit que le Christ à travers la venue du «Consolateur» promis par Jésus. Ce «Consolateur» ou Promis de Dieu, serait donc le retour de la volonté du Christ à travers un nouveau porte-parole animé par le même Esprit saint. La promesse de l’Evangile en regardant en haut serait donc l’annonce d’une nouvelle révélation divine du Promis apportant l’unité et la paix à toute l’humanité. |
Quand ces
choses commenceront à arriver, redressez-vous et levez vos têtes,
parce que votre délivrance approche. (Luc 21.28) |
| Selon l’Evangile,
la «venue» du Seigneur à travers la métaphore du «laboureur» serait une
promesse inéluctable. * Le «Laboureur» désignerait le Messager divin Promis: Le «laboureur» est un jardinier de la terre, dont la mission est de la rendre fertile en fendant le sol et en apportant suffisamment d’eau mais pas trop et au bon moment. - De même que «l’eau» donne la vie matérielle et vient du ciel terrestre à travers la pluie, la «révélation divine» donne la vie spirituelle et vient du ciel divin (Royaume de Dieu) à travers le «Message divin». Ainsi «l’eau» représenterait la «révélation divine». - De même que le «laboureur» fend la terre, le «Messager divin» fend les interprétations et superstitions des hommes en dévoilant des vérités cachées sur la réalité spirituelle de l’homme et sur la nature de sa relation avec Dieu. De même que le «laboureur» remodèle la terre, le «Messager divin» remodèle les coeurs et les traditions des hommes afin qu’ils puissent évoluer vers une nouvelle étape de maturité de l’humanité. La métaphore du «laboureur» serait donc la venue du «Messager divin» universel apportant une nouvelle «révélation divine». |
Soyez donc
patients, frères jusqu'à l'avènement du Seigneur. Voici, le
laboureur attend le précieux fruit de la terre, prenant patience
à son égard, jusqu'à ce qu'il ait reçu les pluies de la première et de l'arrière-saison. (Jacques 5.7) |
| Lorsque Jésus
prophétise son retour, il le conditionne au fait que son premier message
soit préalablement prêché dans le monde entier. A noter que Matthieu ne
dit pas que le monde entier acceptera l’Evangile, mais seulement que l'évangile
sera prêché partout. Alors, dit-il «viendra la fin» avec le retour du Christ,
le Promis. Ainsi Matthieu fait la promesse solennelle que le Christ doit
effectivement revenir lorsque l’Evangile aura été prêché dans tous les pays,
ce qui est actuellement le cas. |
Cette bonne
nouvelle du royaume sera prêchée dans le monde entier, pour servir
de témoignage à toutes les nations. Alors viendra la fin. (Matthieu 24.14) |
| Daniel affirme
que les saintes prophéties seront «scellées», c’est-à-dire cachées jusqu’au
«temps de la fin» où elles devront être enfin accomplies. Ainsi seul le
Promis de Dieu aura la capacité de fournir, via une nouvelle révélation
divine, les clés de compréhension permettant de desceller le sens caché
de toutes les prophéties, d’une manière à la fois cohérente et convergente.
Ainsi la compréhension des prophéties dans cet ouvrage, tout en n’engageant
que le rédacteur, est inspirée des clés données par Baha’u’llah. * Les prophéties furent scellées afin de juger le coeur de l’Homme dans l’acceptation du Promis de Dieu: Le but de Dieu, pour avoir caché le sens de ses prophéties, fut de tester la sincérité du coeur et la foi de l’Homme dans l’acceptation de son Promis par l’apparition de son nouveau Message divin. Le but pourrait aussi être de protéger le Promis de la cruauté et de l’ignorance des hommes, lui permettant de délivrer son Message, étant aussi entendu que les hommes ont besoin de progressivité pour évoluer. * La «fin des temps» correspond à la «fin des prophéties» et le «début de leur accomplissement» par le Promis: Plutôt que la fin de toute vie, ce qui serait absurde, cette «fin» dans la bouche d’un prophète représenterait la «fin des prophéties» et le «début de leur accomplissement» tant attendu par le Promis. En effet cette promesse que doit inaugurer la révélation du Promis, à l’aube d’une nouvelle ère de maturité de l’humanité, réside précisément dans l’instauration d’une paix universelle, juste et durable pour tous. Cette paix, cimentée de manière durable par l’amour de Dieu grâce à une foi commune à toute l’humanité, aboutirait à l’édification d’une civilisation mondiale où la référence ne serait plus la compétition mais «l’unité dans la diversité». * La connaissance a le plus augmenté dans ce siècle du Promis: - Lors de la venue du Promis, «la connaissance doit augmenter» tant sur le plan scientifique que religieux. Or l’histoire rapporte que la connaissance scientifique a plus augmenté en nombre de découvertes depuis près d’un siècle, par rapport à toutes les découvertes déjà réalisées auparavant depuis que l’humanité existe ! En fait, cette explosion des connaissances humaines est si forte et si rapide depuis près d’un siècle, qu’elle reviendrait à dire à l’échelle d’un individu, que nous aurions plus découvert et appris de choses dans la journée d’aujourd’hui que pendant toute notre vie depuis notre naissance ! Ce phénomène que les scientifiques attestent ne manque pas d’étonner, surtout dans le contexte de cette prophétie sur la venue du Promis dans un siècle où «la connaissance augmentera». - De plus la connaissance des religions a aussi considérablement augmentée. En effet, ne sachant pas lire ou devant travailler aux champs toute la journée, la masse des croyants ne lisaient jamais eux-mêmes leurs propres Ecrits saints. La lecture leur était même parfois interdite par une caste de clergé où tout était filtré et contrôlé. Il était encore plus mal vu d’étudier les autres religions. Tout ce qu’il fallait faire était obéir et suivre sans poser trop de questions l’interprétation officielle imposée par tel ou tel clergé. Il s’en suit, avec la montée de la science, un abandon des diverses traditions religieuses prétendant posséder la vérité absolue tout en étant incohérentes entre elles. Or depuis près d’un siècle, non seulement la lecture par soi-même des Ecrits saints est encouragée, mais les rencontres oecuméniques et interreligieuses fleurissent partout en même temps motivées par un nouvel esprit de recherche indépendante ! C’est ainsi que la connaissance religieuse a considérablement augmenté en ce siècle, appuyée par de nombreuses découvertes scientifiques en archéologie. Enfin, Baha’u’llah dans sa révélation divine a authentifié toutes les religions mondiales comme venant du même Dieu unique, affirmant ainsi qu’il existait une unité fondamentale entre elles. Baha’u’llah affirme être le Promis de ces religions millénaires. C’est ainsi que pour les croyants baha’is, la connaissance religieuse a aussi considérablement augmentée en ce siècle grâce à la révélation de Baha’u’llah, dont le Message offre l’état d’esprit et la manière d’établir la paix et l’unité dans le monde. |
Toi, Daniel,
tiens secrètes ces paroles, et scelle le livre jusqu'au temps de la fin.
Plusieurs alors le liront, et la connaissance augmentera. (Daniel 12.4) |
| Esaïe confirme
que les saintes prophéties sont «cachetée», c’est-à-dire cachées jusqu’au
«temps de la fin» où elles devront être enfin accomplies par le Promis.
Esaïe va même plus loin en affirmant que les «hommes qui savent lire», c’est-à-dire
les gens éduqués et les sages, seront incapables de «lire» ou découvrir
la signification cachée des prophéties contenues dans les Livres des révélations
divines. |
Toute la révélation
est pour vous comme les mots d'un livre cacheté Que l'on donne à
un homme qui sait lire, en disant: Lis donc cela! Et qui répond: Je ne le
puis, Car il est cacheté; (Esaïe 29.11) |
| Selon l’Ancien
Testament, la promesse est aussi faite qu’un jour le peuple d’Israël «rencontrera»
le Seigneur, et que les juifs doivent se préparer à cette rencontre. * La venue du Seigneur correspond à la venue du Promis de Dieu: Dieu étant à jamais absolu et inaccessible dans son essence, la «rencontre» de l’Homme avec Dieu ne peut donc pas signifier que l’être humain comprendra totalement Dieu dans une rencontre d’égal à égal, comme deux amis peuvent se voir et se toucher. Cette rencontre ne serait donc pas physique, Dieu n’étant pas limité par un corps, mais plutôt par l’expression de Sa volonté et Ses attributs enfin dévoilés. A noter qu’à chaque fois qu’un Messager de Dieu vient, c’est bien la volonté de Dieu qui s’exprime sans défaillance, puisque celui-ci est envoyé par Dieu lui-même. Dans ce sens, quand «vient» un Messager divin, c’est comme si le Seigneur «venait» lui-même. Ainsi le Message divin du Promis dévoilera tous les attributs et la volonté de Dieu sans rien cacher, et sera en ce sens la rencontre en esprit «face à face» avec Dieu. |
C'est pourquoi
je te traiterai de la même manière, Israël; Et puisque je te traiterai de
la même manière, Prépare-toi à la rencontre de ton Dieu, O Israël! (Amos 4.12) |
| La Bible atteste
«qu’en ce Jour là», c’est-à-dire lors de la venue du Promis, «l’Eternel
seul sera élevé». En effet, qui autre que les prophètes et Messagers de
Dieu ont «élevé» aux yeux des hommes la gloire de Dieu ? Il s’agit donc
bien de cette promesse qu’un jour précis, la volonté et les attributs de
Dieu devront être pleinement révélés aux hommes par le Celui qui est le
Promis des prophètes d’Israël. |
L'homme au
regard hautain sera abaissé, Et l'orgueilleux sera humilié: L'Eternel
seul sera élevé ce jour-là. (Esaïe 2.11) |
| La Bible confirme
qu’un jour les hommes en terre d’Israël «verront» nécessairement la «gloire
de l’Eternel». Il s’agit donc encore une fois d’un rendez-vous divin concret
entre l’humanité et Dieu par l’intermédiaire du Promis qui reflètera sans
voile la volonté divine. |
Elle se couvrira
de fleurs, et tressaillira de joie, Avec chants d'allégresse et cris de
triomphe; La gloire du Liban lui sera donnée, La magnificence du
Carmel et de Saron. Ils verront la gloire de l'Eternel, la magnificence
de notre Dieu. (Esaïe 35.2) |
| Le Coran confirme
que Dieu «distribue ses dons comme Il veut» en parlant de «ce qui a été
descendu vers toi de la part de ton Seigneur», c’est-à-dire la révélation
divine. Ainsi Dieu peut à tout moment envoyer une nouvelle révélation divine
aux hommes, et en particulier la révélation du Promis mais aussi d’autres
après lui. |
Et les Juifs
disent: " La main d'Allah est fermée ! " Que leurs propres
mains soient fermées, et maudits soient-ils pour l'avoir dit. Au contraire,
Ses deux mains sont largement ouvertes: Il distribue Ses dons comme Il
veut. Et certes, ce qui a été descendu vers toi de la part de ton
Seigneur va faire beaucoup croître parmi eux la rébellion et la mécréance.
Nous avons jeté parmi eux l'inimité et la haine jusqu'au Jour de la Résurrection.
Toutes les fois qu'ils allument un feu pour la guerre, Allah l'éteint. Et
ils s'efforcent de semer le désordre sur la terre, alors qu'Allah n'aime
pas les semeurs de désordre. (Coran 5.64) |
| Le Coran confirme
l’existence et la venue du «Jour de la Résurrection» attendu. * Le Jour de la Résurrection ne correspondrait pas à une réincarnation matérielle des corps des hommes : - La résurrection ne signifierait pas la recomposition des corps physiques : En effet la science explique, à cause des processus de transformation de la matière, qu’un corps mort ne peut se recomposer à l’identique et reprendre sa vie comme avant, puisque ses particules lors de la décomposition sont recyclées dans le cycle de la vie (minéraux, végétaux et animaux). Ainsi selon la science la résurrection ne serait pas matérielle, avec la recomposition exacte des corps charnels d’autrefois, ce qui du reste serait secondaire par rapport à la vie de l’esprit qui est selon la bouche de Jésus la vraie vie («C’est l'esprit qui vivifie; la chair ne sert de rien» Jean 6.63). - La résurrection ne signifierait pas non plus la réincarnation ou retour de l’âme dans un nouveau un corps réincarné : Rien ne prouve que les âmes doivent recommencer à investir un corps sur terre pour progresser vers Dieu. Ceci est une imagination des hommes. En effet Dieu est Le Créateur par excellence, ce qui suppose qu’il est capable de créer une infinité de mondes spirituels à travers lesquels l’âme peut continuer sa progression vers Dieu. Ainsi revenir dans ce monde pour l’âme serait aussi illogique que d’imaginer une mère devant porter deux fois le même bébé pour que celui-ci ait des bras et des jambes correctes, où bien qu’un homme est obligé de régresser en retournant dans le ventre de sa mère pour progresser. De plus l’histoire montre que la répétition des erreurs (guerres, souffrances, racisme, etc.) ne résout pas les problèmes, et que l’idée de réincarnation ne résout pas le problème du salut de l’âme. Enfin la réalité montre que chaque chose est unique sur terre, du moindre grain de sable jusqu’aux êtres humains, en passant par les végétaux et les animaux. Ainsi chaque chose étant unique dans la nature, comme un reflet de l’unicité de Dieu, il semblerait incohérent de vouloir absolument qu’une âme se répète et réapparaisse deux fois dans notre monde matériel. Il semblerait donc que Dieu pourvoira naturellement aux besoins de nos âmes dans des «mondes» spirituels successifs, adaptés à leur nature et à leur maturité. Ainsi la résurrection spirituelle ne serait pas le retour de l’âme dans un nouveau corps. * Le Jour de la Résurrection correspondrait à la venue du Promis de Dieu: Si c’est l’âme qui est bien l’essence de l’homme, son identité intime avant son corps, alors le «Jour de la Résurrection» serait avant tout le renouveau des âmes qui doivent être revivifiés dans l’amour divin par la révélation du Promis de Dieu. Ce renouveau spirituel (amour, générosité, honnêteté, détachement, vertus...) n’implique pas nécessairement le retour des mêmes lois sociales révélées dans le passé pour gérer à notre époque les affaires humaines (règles alimentaires, sécurité, organisation, rites...), mais devrait s’accompagner de nouvelles lois collectives plus adaptées (justice, fédération et paix mondiale, sécurité collective...) capables d’organiser concrètement une unité plus large à l’échelle de toute l’humanité, après avoir accompli successivement les stades d’unité de la famille, la tribu, la cité-état et la nation. |
(Rappelle-toi)
quand Allah dit: "ô Jésus, certes, Je vais mettre fin à ta vie
terrestre t'élever vers Moi, te débarrasser de ceux qui n'ont pas cru et
mettre jusqu'au Jour de la Résurrection, ceux qui te suivent
au-dessus de ceux qui ne croient pas. Puis, c'est vers Moi que sera votre
retour, et Je jugerai, entre vous, ce sur quoi vous vous opposiez. (Coran 3.55) |
| Muhammad demande
d’être «à l’écoute» pour ce «Jour» promis où le «Crieur» sera «proche»,
celui qui doit énoncer la révélation de Dieu dans toute sa gloire et sans
voile sur terre, le Promis de Dieu. |
Et sois à
l'écoute, le jour où le Crieur criera d'un endroit proche,
(Coran 50.41) |
| Muhammad confirme
que le «Jour de la Résurrection» est bien celui du «Crieur» ou du Messager
de Dieu qui fera entendre «en toute vérité le Cri», le grand Appel de Dieu.
Ce «Cri» ne serait donc rien d’autre que cette grande révélation divine
universelle du Promis annoncée dans toutes les religions. |
le jour où
ils entendront en toute vérité le Cri. Voilà le jour de la Résurrection.
(Coran 50.42) |
| Jésus promet
qu’il reviendra lui-même afin de juger les hommes «selon leurs oeuvres».
* Le Jugement de Dieu serait l’acceptation ou pas de son Messager Promis : Quelle serait le plus grand jugement pour un chrétien que de manquer de reconnaître le Message de Jésus lors de son retour? ou pour un bouddhiste de manquer de reconnaître le Message de Bouddha lors de son retour? C’est sans doute cela le jugement le plus grave pour notre être intérieur, la reconnaissance du verbe de Dieu, car il conditionne la progression même de notre âme vers notre Créateur. Ce Jugement divin si grave et fondamental consisterait donc en un jugement par nous-mêmes en reconnaissant ou en rejetant le Promis de Dieu, le Christ revenu dans la gloire du Père, et dont la récompense serait les conséquences heureuses (paix, unité, justice, prospérité...) pour soi et la société par l’application de son Message régénérateur. Ce Jugement divin serait d’autant plus terrible qu’il serait intérieur, et donc silencieux et avant tout invisible, profond et spirituel, touchant à l’être essentiel de l’homme. Ainsi le résultat de ce Jugement serait directement lié à la «réponse» de chaque homme face au Message divin du Promis, de sorte que chacun soit jugé «selon ses oeuvres» : - Ceux qui auront un coeur suffisamment pur, c’est-à-dire juste, dédié au service de l’humanité et détaché des richesses et croyances en cours dans ce monde, ceux-là se jugeront eux-mêmes et seront spirituellement sauvés (rendu à une nouvelle vie de l’esprit) en acceptant le Promis. En ce sens ces chercheurs sincères seront spirituellement «ressuscités» par la nouvelle révélation divine. - Ceux qui seront restés insouciants et négligents, attachés à leurs richesses, préjugés religieux ou pouvoirs terrestres, ceux-là se jugeront eux-mêmes et se priveront d’une vie renouvelée en ne reconnaissant pas le Promis, puisqu’ils refuseront de vivre le Message régénérateur de Dieu. En ce sens ces êtres inconscients de la volonté divine et insouciants des conséquences pour le développement de leur propre âme, resteront spirituellement comme «morts», c’est-à-dire non éveillés par la nouvelle révélation divine. |
Voici, je
viens bientôt, et ma rétribution est avec moi, pour rendre à chacun
selon ce qu'est son oeuvre. (Apocalypse 22.12) |
| Ceux qui sont
«tombés» de haut, corrompent la religion et doivent se «repentir» pourraient
être les hypocrites et les négligeants. * Le «chandelier» pourrait représenter la «religion» : De même que le chandelier apporte la lumière matérielle dans l’obscurité d’une pièce, la «religion» apporte la lumière divine (révélation de la vérité) dans l’obscurantisme d’une civilisation décadente. Ainsi le «chandelier» pourrait représenter la «religion». Il s’en suit que «ôter un chandelier de sa place» pourrait signifier «abolir une ancienne forme religieuse pour l’accomplir dans une nouvelle», c’est-à-dire «révéler un nouveau Message divin» avec des lois adaptés capables d’éclairer à nouveau le sens monde. Cette interprétation semble être confirmée par l’avertissement de Saint-Jean juste avant, en disant que Dieu «viendra». En effet, Dieu est toujours «venu» éduquer les hommes à travers les révélations historiques de ses Messagers divins. Ainsi Saint-Jean avertirait qu’un nouveau Messager de Dieu, le Promis, viendra accomplir l’évangile en fondant une nouvelle religion. |
Souviens-toi
donc d'où tu es tombé, repens-toi, et pratique tes premières oeuvres; sinon,
je viendrai à toi, et j'ôterai ton chandelier de sa place,
à moins que tu ne te repentes. (Apocalypse 2.5) |
| A nouveau
Saint-Jean demande d’être vigilant sur ce sujet, et promet «à celui qui
vaincra» qu’il pourra manger de «l’arbre de vie». * «L’arbre de vie» pourrait représenter la «révélation divine» : De même que l’arbre nourrit le corps de l’homme par ses fruits matériels, la «révélation divine» nourrit l’âme de l’homme par ses enseignements spirituels. Ceci est confirmé par le fait que la «révélation divine» apporte la «vie» à l’humanité, non seulement en nourrissant son âme mais aussi en la guidant sur le plan social hors de l’ornière du matérialisme ou du bourbier des superstitions. Les nombreux fruits de cet «arbre» pourront être l’unité de l’humanité, la justice, la prospérité, les découvertes scientifiques utiles et vitales à la survie de l’espèce humaine... De plus cet «arbre de vie» est issu du «paradis», tout comme la «révélation divine» émane du royaume de Dieu. Ainsi «l’arbre de vie» pourrait représenter la «révélation divine». |